LE SEXE ??

Lorsque nous avons décidé d'ouvrir l'Académie, nous avons interrogé des dizaines de personnes fréquentant le

milieu du  BDSM pour savoir si, comme nous, elles pensaient que le BDSM et le sexe étaient deux choses séparables.

La réponse ne nous a pas déçue. En effet, 70% pensaient que c'était parfaitement dissociable et 16 % pouvaient le

dissocier dans un cadre public. Nous avions donc 86% de la population BDSM prête à fréquenter un lieu où le

BDSM serait une philosophie, une expression de soi, une manière de vivre, de ressentir et de vibrer sans aucun

rapport sexuel. Vous pouvez répondre à ce questionnaire ici : https://goo.gl/forms/Roa5pRJR8LR65xlb2

LA NUDITÉ ??

La nudité est permise, bien entendu! Il n'y a aucune loi en Belgique qui interdise la nudité dans un lieu privé et non

fréquenté par des mineurs. L'expression de soi passe aussi par la libre expression du corps, que le port de

vêtements imposé par les conventions sociales entrave. MAIS la nudité n'est pas utilisée ici comme un prétexte au

voyeurisme. Elle permet plutôt à certaines personnes d'enfin oser se dévoiler telles qu'elles sont, de se confronter au

regard de l'autre pour en sortir plus fortes, moins complexées, plus sûres de soi, etc. Comme cette jeune femme magnifique ci-dessous, qui après de longs mois accompagnée par un Maître en qui elle avait confiance, a fini par accepter son corps et abandonner peu à peu les couches de tissus qu'elle accumulait pour se cacher. 

LA PROSTITUTION ??

Voici à quoi ressemble une annonce de prostitution masquée par un faux prétexte BDSM. Nous pensons que n'importe qui, avec un peu de jugeote, sera capable de faire la distinction entre ceci et une prestation de professionnels proposant un service de qualité, rendu possible après de nombreux mois, voire années d'expérience, de travail, d'études et d'entraînement. Bien que nous n'ayons aucun diplôme, nous n'en prenons pas moins à cœur notre formation, et nous mériterions une rémunération, au même titre qu'un artiste se faisant rétribuer pour une prestation scénique ou un consultant pour sa prestation de service.

Laissez-nous faire un parallèle : Au moyen-âge, pour s'occuper des lépreux, on mettait d'office à contribution des prostituées et divers « pseudos » soignants. En France, le président du Conseil Émile Combes fait publier en 1902 un décret obligeant les préfets à créer des écoles d'infirmières laïques. Désiré-Magloire Bourneville contribue à la professionnalisation du métier et n'appelle plus son « personnel servant ou domestique » mais « infirmiers ou infirmières ». Il préconise de recruter des personnes issues des classes populaires alors que Florence Nightingale souhaite que la profession ait le même niveau d'étude que les médecins.

Si aujourd'hui les pratiquants du BDSM sont considérés comme des personnes à la limite du dérangement mental, notre combat sera de faire en sorte que dans un temps plus ou moins long, nous soyons reconnus, respectés, et que des formations claires et encadrées puissent voir le jour. 

VIOLENCE CONJUGALE MASQUÉE ??

Ci dessus, les marques laissées par de la violence conjugale. Elles sont diffuses, irrégulières, placées sur des saillies osseuses. Elles sont parfois accompagnées de fractures ou de contusions. Elles ne blessent pas seulement le corps, mais l'âme aussi, laissant des séquelles psychologiques graves. 

Ci dessous, les marques laissées par des pratiques BDSM. Elles sont franches, nettes, régulières, témoignant que la personne n'a pas cherché à les éviter, en maintenant sa position. Elles sont placées sur des parties larges et molles du corps ou les parties intimes, jamais sur une saillie osseuse, dans les reins, sur le visage. Elles ne sont jamais accompagnées de contusions ou de fractures. Elles guérissent le corps, et rien n'égale le bien-être lorsqu'un tel flux d'hormones et d'émotions est libéré, soulageant les esprits et les maux de l'âme.